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Yann Dumax, freerider plein d'ambitions

Publicado en:22 March 2019


Yann Dumax n’a que 30 ans, et est pourtant à l’aube de sa 3e carrière sportive. Quoi de plus surprenant pour ce skieur né à Passy, au cœur de la Haute-Savoie, et domicilié à Sallanches ? Ambassadeur Bigtruck, Yann nous a accordé un peu de son temps pour une interview.

 

UN PARCOURS ATYPIQUE


Yann, présente nous ton parcours sportif.

J’ai commencé le ski très tôt, au club de Passy Plaine-Joux. Après m’être consacré au ski alpin et couru quelques coupes d’Europe de slalom et de descente, j’ai bifurqué vers le ski-cross. Discipline dans laquelle j’ai évolué 5 ans sur le circuit coupes du Monde avec l’équipe de France. C’était un régal de skier avec les meilleurs. Depuis maintenant 3 ans, je m’épanouis dans une toute autre discipline, le freeride. J’évolue cette année sur le Freeride World Tour (FWT).

 

UNE CARRIÈRE DE FREERIDER


Depuis combien de temps évolues-tu au plus haut niveau en freeride ?

J’ai commencé il y a 3 ans, et j’ai gagné ma première manche Qualifier 2* à Chamonix. J’ai donc persévéré et enchaîné les manches 2, 3 et 4*. La saison dernière j’ai terminé 4e du Freeride World Qualifier (FWQ). C’est donc ma première saison au plus haut niveau de la discipline, sur le FWT, grâce à une wild card obtenue en début de saison.

 

Parles-nous de tes derniers résultats ? Quels sont tes meilleurs résultats ?

Cette saison, Je finis 15ème à Hakuba (Japon), 11ème à Kicking Horse (Canada) sur le circuit FWT, et 8ème à Montafon (Autriche) sur le circuit FWQ. Puis je chute à Fieberbrunn (Autriche). C’est le côté aléatoire du freeride :  on a très peu de runs donc il faut être fort au bon moment et avoir un peu de réussite.

 

La manche finale du FWT aura lieu entre le 23 et le 31 mars à Verbier (Suisse). Comment tu sens-tu à l’approche de cette finale ?

Je n’irai pas à Verbier, la faute à une blessure au genou, qui m’a d’ailleurs empêché de courir à Ordina Arcalis (Andorre). La blessure fait partie du quotidien du skieur et du sportif en général. C’est pénalisant pour ma saison mais ça fait partie du jeu.

 

Que penses-tu du jugement en freeride ? As-tu déjà été déçu ?

Ça arrive qu’il y ait des erreurs… mais je ne m’en plains pas, je me dis qu’un jour ce sera peut-être en ma faveur !

 

Quelle place occupe le repérage dans ta pratique ?

C’est primordial ! Moi, je prends des photos pendant le repérage à la jumelle, et le soir j’analyse à nouveau, je réfléchis à mon run. Il faut tout visualiser depuis le bas : le degré de pente, le type de neige, la taille des rochers… Et le lendemain, c’est one shot : lance toi et montre ce que tu sais faire !

 

Es-tu à temps plein sur le freeride ? Comment finances-tu ta carrière (déplacements, matériel…) ?

Depuis que je suis sur le FWT je me consacre à 100% à ma carrière. Je suis ambassadeur de marques, j’ai des sponsors et des aides financières qui me soutiennent dans ma carrière. J’essaye de créer un réel échange avec mes partenaires. C’est grâce à eux que je peux vivre pleinement ma passion.

 

Parlons un peu de ton quotidien de skieur de haut niveau. Peux-tu nous décrire une année type ?

Une partie de mon temps tourne autour des projets photo et vidéo : l’an dernier j’avais un projet au Japon, cette année en Colombie Britannique. Après il y a aussi tout le temps accordé aux partenaires pour des shootings, des interviews… Je skie d’octobre à avril en général. De mai jusqu’à septembre, c’est beaucoup de préparation physique, d’opérations si besoin (rires). J’en profite pour faire de la moto, du wakeboard, du skate ou encore de la rando.

 

TON BEST-OF


Quelle est ta séance d’entrainement préférée ?

Je suis fan des journées de ride entre potes. Si en plus il fait beau et qu’il y a de la peuf, c’est le top ! J’ai encore un peu de boulot sur le freestyle. C’est un aspect que j’aime travailler en milieu « naturel », pour conserver le côté aléatoire du freeride.

 

Quel est plus beau spot que tu aies skié ?

Fieberbrunn en Autriche. C’est une face incroyable, avec des grosses barres, et une pente de 45-50 degrés. Skier le plus raide, le plus gros, le plus vite, c’est top comme sensations !

 

Ton plus beau voyage ?

Le Japon. J’y suis allé pour m’entraîner l’an dernier, et pour courir cette année. Les conditions de neige y sont incroyables.

 

Quel est ton meilleur partenaire d’entrainement ?

Trop difficile cette question ! Je skie beaucoup avec les mêmes personnes, des skieurs du FWT, notamment Wadeck Gorak, Raphael Vouillamoz,et Max Vaquin. Ils envoient vraiment et ça me tire vers le haut. J’aimerai beaucoup skier avec Candide Thovex ou encore Richard Permin. Ce sont les meilleurs pour moi, des modèles à suivre.

 

ET APRES …


Comment vois-tu la suite de ta carrière ? As-tu des projets en tête ? Des rêves ?

J’ai 30 ans et j’ai l’impression d’en avoir 20 ! Je me vois faire du freeride encore longtemps. Forcément je convoite un titre mondial, ce serait un aboutissement. J’aimerai aussi continuer de travailler avec les marques et poursuivre mes projets photo et vidéo. On pourra se refaire une interview dans 10 ans ! (rires)

 

Nul doute que la carrière de Yann sera encore longue, si l’on en croit ces trois dernières années prometteuses. Rendez-vous pris dans dix ans donc, avec, on l’espère, un trophée en mains et la satisfaction d’être grimpé au sommet.

 

Propos recueillis par Coline Rousseau 
Photos : Yann Dumax

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