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Ski hors-piste et sécurité : le combo gagnant

Publicado en:11 March 2019

Si le ski hors-piste se démocratise, les dangers qui y sont liés ne doivent pas nous échapper. La récurrence des accidents nous le rappelle. Adeptes du ski de randonnée, du freeride ou du freerando, expérimentés comme débutants, lisez attentivement cet article. De la préparation des sorties au savoir renoncer, en passant par le choix d’un équipement approprié et la gestion de groupe, on vous donne les clés de la sécurité.



La préparation de sortie, indispensable


C'est la première étape d'une sortie réussie, et c'est sans doute la plus importante:

  • Choisissez un itinéraire en adéquation avec vos capacités
Soyez lucides sur vos compétences physiques et techniques. Il est primordial de ne pas se surestimer et de doser ses efforts.
De nombreux sites et applications peuvent vous aiguiller dans votre choix de course, en vous renseignant notamment sur le niveau de difficulté et la topographie. Jetez par exemple un œil au site Skitour.fr (rubrique topos), ou à l'application iPhiGéNie (disponible sur Android/IOS).
Envisagez une échappatoire, où cas où vous auriez à adapter le parcours.
La possibilité de partir avec un guide ou un moniteur s’offre aussi à vous. Il saura vous guider et éviter les principaux dangers (crevasses, rochers).


 
    • Informez
Communiquez votre itinéraire et votre heure supposée de départ et d’arrivée à une personne de confiance. Gardez en tête que le réseau en montagne est parfois capricieux, ne comptez donc pas seulement sur votre téléphone portable.
 
    • Les bulletins météo et avalanche, c’est quoi ?
Commencez déjà par éplucher le bulletin météo, qui vous renseignera sur les conditions météorologiques prévues, et notamment la visibilité sur votre itinéraire.
Viens ensuite le moment d’étudier le bulletin d’estimation des risques d’avalanche, ou BERA. C'est un incontournable à la préparation de toute sortie hors-piste, à condition de savoir le lire. Chaque massif dispose d’un BERA propre: trouvez, chaque jour dès 16h sur le site de Météo France, celui qui correspond au spot sur lequel vous allez évoluer. Il comprend, entre autres, l’estimation du risque (sur une échelle de 1 à 5), une partie dédiée à la stabilité du manteau neigeux, et une autre sur l’épaisseur et la qualité de la neige.
D’autres indicateurs pourront également, une fois sur place, vous aiguiller dans vos choix : les drapeaux présents sur les domaines, ou encore les avis des pisteurs et des locaux, qui connaissent généralement bien le milieu en question.
Enfin, on aime à rappeler, comme le fait si bien météo France, que le risque 3 n’est pas un risque faible : au cours des vingt dernières années, 58% des victimes d’avalanche l’ont été par risque marqué (3/5).     


L’équipement, votre seconde peau



Voici une petite check-list qui vous garantira un maximum de sécurité lors de vos sessions :

  • Un DVA (Détecteur de victimes d’avalanches) + Pelle + Sonde
C’est le triptyque INDISPENSABLE à n’oublier sous aucun prétexte. S’il n’est pas compliqué de se le procurer en magasin spécialisé, le plus important est de savoir l’utiliser. Rien de mieux donc que l’entrainement. On est assez fans des simulations de recherche de bouteille de génépi. Soyez créatifs si vous le souhaitez, mais n’oubliez pas que lors d’une avalanche, les secondes sont précieuses.
Le sac airbag peut être un bon complément à votre équipement, dans la mesure où il vous permettra de rester à la surface de la coulée en cas de déclenchement.

  • Un téléphone portable
Lorsque vous évoluez sur votre itinéraire, activez le mode avion de votre téléphone, de manière à ne pas perturber l’activité de votre DVA !
N’oubliez pas d’y rentrer les numéros de secours, ainsi que le numéro du service des pistes, qui arrivera parfois très rapidement sur les lieux.

  • Un GPS, plus fiable en cas de mauvaise visibilité, et présentant une plus grande autonomie, et surtout peu de problèmes de réseau.
  • Un topo-guide, une boussole et un altimètre pour vous aider à vous situer. Vous comprendrez qu’il peut être très utile de maîtriser la lecture de carte.
  • Le casque, vital en cas de chute ou bien de chutes de pierres.
  • Des bâtons (Règle d’or : on ne met pas les dragonnes en hors -piste)
  • De quoi vous alimenter et vous hydrater. Gare à la déshydratation ou à l'hypoglycémie, lesquelles peuvent causer des erreurs, voire des accidents.
  • Des vêtements adaptés à la météo (qui peut changer ! Mieux vaut en prendre trop que pas assez), des lunettes de soleil catégorie 4 et de la crème solaire.
  • Une trousse de premiers secours, une couverture de survie et un sifflet.
  • Une lampe frontale.
  • Un couteau multifonctions.
  • Des crampons si vous prévoyez d’emprunter des portions de glace ou de neige dure, en couloir par exemple.
 

La gestion du groupe : ensemble on est plus forts 


Cela va de soi, partir seul en montagne est fortement déconseillé. Tout simplement parce que s’il vous arrive un pépin, vous serez content d’avoir une aide directe, voire de la compagnie.


Mais être en groupe, cela implique de respecter quelques règles :

    • Skiez en décalé à la montée, et en différé à la descente. En effet, le passage simultané de plusieurs skieurs sur une plaque instable peut déclencher une coulée de neige, d’autant plus si la pente est raide et que les chutes de neige sont abondantes. Faites donc toujours en sorte de ne pas vous trouver sur la même ligne que les copains par rapport à la pente.
  • S’il est important de toujours garder un œil sur vos compagnons de sortie, cela est d’autant plus vrai à la descente : le skieur en amont doit sans cesse surveiller le skieur qui se trouve en aval. Cela vous permettra de réagir vite en cas de besoin, et éventuellement d’anticiper les pépins.

 


Savoir renoncer : pas d’aller sans retour


Savoir renoncer est la sagesse du montagnard, et c'est pourtant le plus difficile en montagne. On en revient à la lucidité : soyez réalistes, ayez conscience de l’environnement et de vos capacités.

    • N’hésitez pas à faire demi-tour en cas de problèmes physiques, d’évolution de la météo, de surprises sur le terrain, de retard ou de doute sur l’itinéraire choisi. Acceptez de na pas aller au bout des objectifs fixés et d’adapter votre parcours en fonction des difficultés rencontrées. Vous en reviendrez enrichis quoiqu'il en soit. Gardez en tête que la descente présente souvent un risque plus important que la montée.

  • L’expérience acquise au fil des sorties vous permettra d’anticiper les dangers (rochers affleurant, chutes…) et de savoir quand renoncer.
 

En résumé, les risques s’appréhendent avant une sortie, mais aussi au cours de celle-ci : à la montée, au sommet et à la descente. La beauté des montagnes ne doit pas vous faire oublier ses dangers. Soyez ambitieux, ayez des rêves, mais ne faites pas l’impasse sur la sécurité !

 



Coline Rousseau

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